Vélotopia

Pendant que le premier ministre ouvrait les Assises de la mobilité le 19 septembre dernier, un collectif de
citoyens pour le développement de l'écomobilité se réunissait à l'Arbresle pour travailler sur les enjeux et les
actions à construire sur le secteur géographique Brévenne-Turdine. Cette initiative donnait un écho local à
plusieurs évènements de plus grande ampleur dont les Assises nationale de la mobilité,
la Semaine européenne de la mobilité et la Fête des possibles.
 
Ce collectif a dégagé quatre grand thèmes de travail et 8 pistes d'actions à décliner et coordonner entre
elles: Le partage de la voiture / L'usage et les pratiques du vélo / La communication et les évènements sur
l'écomobilité / les études et plaidoyers sur la prise en compte de l'écomobilité sur ce secteur géographique.
Les Assises nationales de la mobilité se sont déroulées jusqu'en décembre 2017. Cette grande consultation
s'est adressée à tous les acteurs des territoires pour permettre de préparer la Loi d'orientation des mobilités
qui sera présentée au premier semestre 2018.
Notre collectif a souhaité poursuivre cette réflexion localement par la projection d'un documentaire tournée sous la forme d'une comédie-fiction : Vélotopia.
 
Lors de la clôture des Assises de la mobilité, le 13 décembre dernier, la ministre des transports Elisabeth
Borne, annonçait la préparation d'un plan vélo à l'échelle nationale.
A la suite du film, notre groupe de travail sur les usages et pratiques du vélo présentera brièvement sa
première étude sur les aménagements souhaitables entre Sain Bel et l'Arbresle. Les remarques,
recommandations et souhaits des participants à ces soirées serviront à programmer nos prochaines études
en prévision.
 
Comme nous le précision à la création du collectif, mettre en oeuvre une stratégie multimodale de
rabattement vers et depuis les transports collectifs est une orientation possible pour ces deux vallées qui
bénéficient déjà d'infrastructures routières et ferroviaires et par conséquent d'un fort potentiel d'intermodalité.
La connexion entre marche, vélo, co-voiturage, auto-stop et transports collectifs est une
composante essentielle d'un système d'intermodalité. Il peut être encouragé par les collectivités locales afin
de rendre plus attractifs ces différents modes de déplacement.
 
Pour encourager un réel changement de comportement, plusieurs fédérations(5) invitent les décideurs locaux
à privilégier les infrastructures qui sécurisent les mobilités actives, améliorent l'intermodalité du vélo et de
l'automobile vers le transport collectif (stationnement vélos, parking relai, aire de covoiturage, accessibilité
cyclable aux stations de transports collectifs).
 
Au lieu d'inciter à rouler toujours plus vite par de nouvelles voies rapides, il est préférable et moins coûteux
de privilégier la réduction de la vitesse en centre ville par des limitations à 30 km/h ou des zones de
rencontres à 20 km/h. Investir dans des espaces publics plus accueillants et facilitant l'adoption des modes
actifs contribuent aussi au développement d'une économie et d'une consommation locale.
 
Sur les routes bordées d'une bande cyclable, la sécurité des cyclistes sera améliorée en baissant la vitesse
à 70 km/h. Les projets d’axes structurants comme les véloroutes et voies vertes ou d'autres types de voies
sécurisées pour relier les zones d'habitation, d'emplois et de transports collectifs (gare et abri bus) sont
primordiales pour créer un report vers l'intermodalité.

Le chantier est important mais il n'est pas insurmontable. D'autres collectivités en France et en Europe nous montrent les exemples à suivre. Pour chaque euro investi, les services rendus à la population sont bien
supérieurs (diminution de la pollution de l'air, exercice physique bénéfique à la santé, accessibilité pour tous
les âges de la vie, consommation locale facilitée, opportunités vers une nouvelle économie des services,
protection des paysages et attrait pour un tourisme de proximité, ...) alors que l'investissement onéreux dans
des voies rapides inciteraient à voir l'automobile comme la seule solution à nos déplacements quotidiens.
Par conséquent, le retour sur investissement se démarque nettement en faveur de l'écomobilité.
 
Le collectif citoyen pour le développement de l'écomobilité sur les vallées de la Brevenne et de la Turdine se
tient à votre disposition pour partager ses réflexions et réfléchir ensemble sur les pistes d'un plan de mobilité
rural (7) sur l'ensemble de ce secteur géographique.
 
 
Le collectif citoyen pour le développement de l'écomobilité
sur les vallées de la Brévenne et de la Turdine.

Projections :
Le 19 janvier à 20h 30 à Sain Bel au Strapontin
Le 24 janvier à 20h30 au cinéma de Montrottier
Le 25 janvier à 20h30 au cinéma de Chazelles sur Lyon




 

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